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" N’oublions jamais que la justice est rendue au nom du peuple ... Il ne s’agit pas d’une formule de style, mais d’une exigence qui oblige la conscience de chacun." Pierre Mazeaud RSS suivez nos billets par le fil RSS

Les Nouveaux Crimes: Faut-il s’y attarder?

C’est dommage d’évoquer en l’espace de quelques semaines le même sujet: Enlèvement d’enfants. Après Sarra et montassar dont le dénouement de l’affaire n’était pas dramatique, voila que nos mass-médias nous révèlent encore, et en l’espace de quelques jours, 2 affaires de disparitions d’enfants (Naasan et la Marsa).

Certes, partout dans le monde, des enfants sont victimes chaque année des pires crimes commis par des malades et des gens sans scrupules. Certes, aussi, la police et la justice travaillent d’arrache pied pour résoudre de telles affaires. Certes, mais…jusqu’à quand?

Il est vrai qu’enlever un enfant n’est pas aussi adieux que violer une femme, tuer un vieillard ou provoquer un massacre dans la route après avoir bu quelque verres de merde, mais il reste quand même un crime étranger à notre société.

Il faut rappeler aussi que l’assassinat, le viol, le braquage, la publication de vidéos ou images obscènes mettant en cause des tunisiens sur différents sites sont tout à fait des crimes et faits qui sont soit nouveaux soit ayant atteint un taux dont il faut s’alarmer.

Circulez le samedi soir dans quelques lieux de Tunis ou de certaines grandes villes et vous allez remarquer des gens dans des états extrêmement bizarres. Ce n’est ni l’ivresse, ni la drogue qu’on connaît tous qui est à l’origine. On parle de nouveaux produits qui poussent à l’extrême.

On a l’impression que notre système essaye d’y faire face par les mécanismes classiques: Loi, Police, Justice.

C’est Inutile.

Ce pays a besoin de criminologues qu’on doit les envoyer se former ailleurs car nos professeurs de sciences criminelles ne font que copier coller des cours qui datent du 19ème siècle.

Il faut des spécialistes qui étudient ces crimes, leurs causes, leurs auteurs, leurs effets, leurs impacts et chercher les moyens pour y faire face.

Avant de légiférer n’importe quoi, faut-il d’abord savoir et comprendre la matière qu’on légifère.

Aujourd’hui, de nouvelles donnes sont en voie de pénétration lente mais certaine en notre société: nouvelles drogues, nouvelles technologies, science fiction criminelle à gogo d’où de news criminels usant de nouvelles méthodes. Ils sont intelligents, excellents planificateurs, méthodiques, sans scrupules, connaissent pas la peur, calculent bien les risques et les assument.

Pour ces nouveaux criminels il faut de nouveaux moyens et nouvelles méthodes, pas nécessairement de nouvelles lois et non plus le même discours.