Elections: Messages d’alarmes!!!
Encore une fois, la polémique gagne la scène juridico-politique de la Tunisie. Encore une fois, nos juristes publicistes (ou quelques uns) nous poussent vers un piège, éventuellement involontaire (cette fois-ci).
Encore une fois, notre élite politique fait preuve de flagrante incapacité à gérer les crises et les difficultés.
Encore une fois, l’égoïsme politique renforce ce dogme juridico-politique pour altérer le passage vers le mieux.
Comme la plupart des tunisiens, j’attendais avec impatience ce 24 juillet. Tellement le harcèlement médiatique était efficace, j’y voyais dans cette date le bout de tunnel même si j’étais bien convaincu que le 25 pourrait être pire que les 14/15 et 16 janvier.
Comme une bonne partie des tunisiens, j’étais très déçu du report proposé; encore plus déçu de la date du 16 octobre. Pourquoi pas un dimanche du mois d’Aout ou septembre?
Mais avec du recul, et après avoir consulté les décrets-lois relatifs aux élections de la Constituante et à la haute commission des élections, je me suis rendu compte que tenir des élections le 24 était un saut vers l’anarchie.
Apprenti juriste comme je suis, il m’a fallu une demi-journée pour cerner les grandes lignes du système électoral proposé et ses mécanismes. Que dire alors des gens qui n’ont pas une formation juridique?
Encadrer des élections suppose en 1er lieu la parfaite connaissance du système dans le quel on travaille.
Et là, je suis encore plus étonné que des membres de la haute commission de la révolution et la transition démocratique sous-estiment cette lourde tache incombant à la commission des élections.
Il est évident que "les experts" qui ont élaboré ces textes ont fait la grande gaffe de ne pas avoir pensé à d’éventuelles contestations à l’encontre de la commission des élections et de prévoir en conséquence les solutions et issues possibles.
Mais ceci n’empêche pas les acteurs de la scène politique (Partis, UGTT et autres) de tendre la main les uns aux autres pour sortir de la crise.
La bassesse des uns et des autres se révèle encore plus basse et indigne en ces temps par ces alarmes adressés au peuple tunisien que tenir ces élections le 24 ou le 16 pourrait mener le pays à la guerre civile???
Un discours menaçant des uns et des autres qui ne fait que décevoir la majorité du peuple qui commence à croire (pour ne pas dire "à être convaincu") que l’élite politique post révolutionnaire n’est pas la bonne élite pour lui. Et c’est ce sentiment qui doit sonner comme une vraie alarme à cette élite.
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